Le système scolaire français

De la maternelle au doctorat, le parcours éducatif en France se déploie sur quatre grands niveaux. Retrouvez ici toutes les ressources pour accompagner chaque étape de la scolarité : programmes, inscriptions, aides financières et conseils pratiques.

Chaque niveau, un univers

Explorez les spécificités de chaque étape du parcours scolaire français.

12,8 M
Élèves scolarisés
59 260
Établissements scolaires
870 000
Enseignants
2,9 M
Étudiants du supérieur

Tout savoir sur l'école en France

Les réponses aux questions les plus recherchées sur le système éducatif français.

Depuis 2019, c'est 3 ans. Concrètement, un enfant né en 2022 devra être inscrit à la rentrée 2025, même s'il n'a que 2 ans et demi en septembre. L'obligation d'instruction court jusqu'à 16 ans. Après 16 ans et jusqu'à 18 ans, le jeune doit rester en formation (lycée, apprentissage, service civique…), mais pas forcément à l'école.

Quatre étages, dans cet ordre : maternelle (3 à 6 ans, petite/moyenne/grande section), élémentaire (6 à 11 ans, du CP au CM2), collège (11 à 15 ans, de la 6e à la 3e) puis lycée (15 à 18 ans, seconde/première/terminale). Le bac en poche, place au supérieur : fac, BTS, BUT, prépas, grandes écoles. Au total, un parcours type dure 15 ans avant le bac.

Rendez-vous à la mairie entre janvier et juin avant la rentrée avec trois documents : livret de famille, justificatif de domicile de moins de 3 mois et carnet de santé (vaccinations à jour). La mairie vous indique l'école de votre secteur et délivre un certificat d'inscription. Ensuite, vous prenez rendez-vous avec le directeur de l'école pour finaliser l'admission.

On confond souvent les deux. « École primaire » = maternelle + élémentaire, donc les 3-11 ans. « École élémentaire » = uniquement le CP au CM2, soit les 6-11 ans. Autrement dit, la maternelle fait partie du primaire, mais pas de l'élémentaire. Dans le langage courant, les gens disent « primaire » pour parler de l'élémentaire — c'est un abus de langage très répandu.

Le tronc commun : français, maths, histoire-géo, SVT, physique-chimie, techno, EPS, arts plastiques, musique et EMC (éducation morale et civique). Une LV1 démarre en 6e (souvent anglais), une LV2 en 5e (espagnol, allemand…). Certains collèges ajoutent du latin dès la 5e et du grec en 3e. Le volume horaire tourne autour de 26 heures par semaine.

En résumé : le général, c'est pour viser la fac ou les prépas. Le techno (STMG, STI2D, ST2S, STL…) mène plutôt vers des BTS ou des BUT, avec un mélange de théorie et de pratique. Le pro prépare à un métier dès la sortie (CAP en 2 ans, bac pro en 3 ans), mais rien n'empêche de continuer en BTS après. Le choix se fait en fin de 3e, et ce n'est pas irréversible — des passerelles existent entre les trois voies.

24 heures de cours par semaine. La grande majorité des écoles fonctionnent sur 4 jours : lundi, mardi, jeudi, vendredi. Quelques communes gardent le mercredi matin (semaine de 4,5 jours). Une journée classique : arrivée 8h30, sortie 16h30, avec environ 1h30 de pause le midi. Après 16h30, certaines communes proposent des activités périscolaires (les TAP ou NAP) jusqu'à 17h30-18h.

C'est la carte scolaire qui décide : l'adresse du domicile détermine le collège. Si vous voulez un autre établissement, il faut demander une dérogation à la DSDEN. Les motifs acceptés, par ordre de priorité : handicap, raison médicale, boursier au mérite, fratrie déjà inscrite, proximité géographique, parcours particulier (section sport, bilangue). Pas de garantie — les places libres sont attribuées dans cet ordre.

Le brevet (DNB) se passe en fin de 3e. Il vaut 800 points : 400 en contrôle continu (compétences du socle) et 400 aux épreuves finales (français, maths, histoire-géo-EMC, sciences, oral). Petit détail que beaucoup ignorent : on peut entrer au lycée même sans le brevet. Le bac, lui, c'est la fin du lycée (terminale). Sans lui, pas d'accès à la fac ni aux BTS. Il mélange contrôle continu (40 %) et épreuves terminales (60 %), dont le fameux grand oral.

C'est le passage obligé pour s'inscrire dans le supérieur après la terminale. Le calendrier, en gros : en janvier-mars on formule jusqu'à 10 vœux (sans les classer), en avril on finalise les dossiers et les lettres de motivation, puis à partir de juin les réponses tombent. On reçoit « oui », « oui si » (avec remise à niveau), « en attente » ou « non » (filières sélectives). Il faut accepter ou refuser chaque proposition au fur et à mesure, souvent dans un délai de quelques jours.

En première, on choisit 3 spécialités parmi 13 : maths, physique-chimie, SVT, SES, HGGSP, LLCE, NSI, HLP, arts, et d'autres selon les lycées. En terminale, on en lâche une pour n'en garder que 2. À côté, des options facultatives sont possibles : latin, grec, LV3, maths complémentaires (pour ceux qui ont lâché maths), maths expertes (pour ceux qui gardent maths), EPS, arts… Tous les lycées ne proposent pas tout — vérifiez avant de vous inscrire.

Dans le public, oui — de la maternelle au lycée, zéro frais de scolarité. Restent à payer : les fournitures, la cantine et éventuellement la garderie. Les familles à revenus modestes touchent l'allocation de rentrée scolaire (ARS), autour de 400 € par enfant. À la fac publique, les droits d'inscription sont faibles : 170 € en licence, 243 € en master (les boursiers ne paient rien). Le privé, c'est une autre histoire : chaque établissement fixe ses tarifs, de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros par an.

Ça se passe en ligne sur le portail Scolarité-Services, entre septembre et octobre. Tout se joue sur le revenu fiscal de référence et le nombre d'enfants à charge. Au collège, comptez entre 105 € et 459 € par an (3 échelons). Au lycée, ça monte : de 441 € à près de 2 000 € (6 échelons). Des primes en plus existent pour l'internat, l'équipement en bac pro, et le mérite (mention bien ou très bien au brevet).

Si vous sortez du lycée : Parcoursup, pas le choix. Vous acceptez un vœu, puis vous vous inscrivez directement sur le site de la fac (inscription administrative : paiement des droits, photo, choix d'options). Si vous êtes en réorientation ou en reprise d'études, c'est souvent par eCandidat ou directement auprès de l'UFR. Les droits d'inscription : 170 € en licence, 243 € en master, 601 € en doctorat (exonération totale pour les boursiers).

La bourse du CROUS, d'abord : jusqu'à 6 335 € par an selon les revenus des parents, versée sur 10 mois. Ensuite, les APL de la CAF pour le logement (ça peut couvrir une bonne partie du loyer). L'aide au mérite (900 €/an) si vous avez décroché mention très bien au bac. Erasmus+ pour partir étudier en Europe. Et le prêt étudiant garanti par l'État : jusqu'à 20 000 €, sans caution parentale. Pensez aussi aux aides régionales — beaucoup de régions financent le transport, le permis ou le BAFA.

Côté classements mondiaux (Shanghai, QS, THE), trois noms reviennent toujours : Paris-Saclay, PSL et Sorbonne Université. En dehors de Paris, Strasbourg, Grenoble-Alpes, Montpellier et Bordeaux tiennent bien la route. Mais les classements ne disent pas tout — une petite fac peut être la référence dans un domaine précis (droit à Assas, médecine à Lyon, informatique à Toulouse). Regardez la réputation du département qui vous intéresse plutôt que le classement global.

Ça existe encore, mais c'est rare : moins de 2 % des élèves. Depuis 2014, le conseil de classe ne peut le proposer qu'en dernier recours, et seulement si les parents sont d'accord. En pratique, l'Éducation nationale préfère d'autres solutions : accompagnement personnalisé pendant l'année, stages de remise à niveau pendant les vacances, PPRE (programme personnalisé de réussite éducative). Le redoublement reste possible, mais l'école ne peut plus l'imposer.

C'est la liste de ce qu'un élève est censé savoir à 16 ans. Cinq grands domaines : les langages (lire, écrire, compter, coder), les méthodes pour apprendre (chercher, organiser, mémoriser), la vie en société (citoyenneté, respect des règles), la compréhension du monde (sciences, technique) et la culture (histoire, arts, géographie). Au brevet, 400 points sur 800 viennent directement de l'évaluation du socle — d'où son poids dans la note finale.

Tout passe par Parcoursup en terminale. Vous pouvez candidater en licence (fac), BTS, BUT, prépa, école d'ingé ou de commerce post-bac, IFSI, école d'art, d'archi… jusqu'à 10 vœux (et 20 sous-vœux). Ce qui compte dans le dossier : les notes de première et terminale, les appréciations des profs, la lettre de motivation (appelée « projet de formation motivé ») et la fiche Avenir remplie par le lycée. Les activités extra-scolaires peuvent faire la différence sur les formations sélectives.

Oui, mais ce n'est plus un droit automatique. Depuis 2021, il faut une autorisation du rectorat, renouvelée chaque année. Quatre motifs acceptés : santé de l'enfant, sport ou art de haut niveau, famille itinérante, ou situation particulière justifiant un projet éducatif à domicile. La demande se fait au printemps pour la rentrée suivante. Et tous les ans, un inspecteur vient vérifier que l'enfant progresse au niveau attendu. Si le contrôle n'est pas satisfaisant deux fois de suite, retour à l'école obligatoire.